mercredi 10 mai 2017

Quelques notes d'antan...

(proposé par Alphonsine et Marianne)

Nous vous proposons de poursuivre en musique, écrire sur la musique, écrire en musique, écrire avec de la musique, écrire de la musique. Ce mois de mai, il vous sera demandé d'écrire un concerto composé de vos mots. Pianotez sur votre clavier, ne fuguez pas, laissez libre cours à votre virtuosité, laissez courir librement votre ritournelle.
Tout est permis, sons cristallins ou écho grave et effrayé. Un seul impératif, vous laisser inspirer par "Quelqu'un m'a dit" de Carla Bruni. Oui, vous avez bien lu, nous avons osé, sûres que par votre brio, votre talent, votre bravoure, vous survivrez et surpasserez de vos accords cette chanson ! Et puis, vous insérerez, par-ci, par-là, sans trop trier , cinq titres de chansons ou de musique qui rythmeront votre partition.





Dommage  qu'avec le temps, tout s'en aille...à vau l'eau
Raymond me l'avait dit : le temps est un salaud
Mireille et son chapeau, Mirza et son Nino...
Fanés, s'en sont allés ...j'entends encore la voix
Solitaire, d'un Renaud, qui susurrait tout bas
La la la la la la... cinq minutes avec toi
Si tu m'aimais encore, si je t'aimais encore
Donna donna do-onna...où est notre âge d'or ?

Si loin nos années folles et nos histoires d'amour
La vie va si vite qu'on en oublie les contours
Fascinés par les musiques qui nous font rêver
Donne-moi quelques notes, quelques notes d'antan... 
...
La Licorne
.


lundi 8 mai 2017

JEU 26 : Anaphrases musiquées ou musiques anaphrasées ?




Bonjour à tous chers auditeurs,

Nous recevons aujourd’hui le groupe de rock alternatif : les Bidons snobs.
Pour ceux qui ne les connaîtraient pas nous avons de gauche à droite : 
Bison Ravi (batterie de cuisine), Rauque Anonyme (à la voix off course), 
Avida Dollars à l’air-guitar, Marguerite de Crayoncour aux crayons,
 Anna Coluth au luth, et la toujours aussi timide Carli Bruna aux choeurs.
Ils vont nous interpréter leur nouvel opus : « quelqu’un m’a dit »

Carli Bruna : (fredonnant)
On me dit que notre prose n’apporte aucun repos,
Que notre avenir n’est qu’un navire sans bosco.
On me dit que les images dans l’écran nacré
ne sont que fausses magies
Pourtant quelqu’un m’a dit
Qu’une étreinte fait figure d’éternité,
C’est quelqu’un qui m’a dit que l’on peut s’aimer encore.
Serait-ce possible alors?

Bison Ravi (grave)
Alors là ça ne va pas du tout on avait dit
que les paroles seraient différentes, je bois :
On me dit que la police ne jure que par la picole
Que nos voyages vers les îles seront couronnés
d’ananas et de goyaves .
On me dit que les minuteries dans l’écran nacré
ne sont que mutineries
Pourtant quelqu’un m’a dit
Que la station Opéra peut devenir station Apéro ,
C’est quelqu’un qui m’a dit que l’on peut s’enivrer encore.
Serait-ce possible alors que le métro amer devienne une rame morte ?
Serait-ce possible alors ?

Rauque Anonyme :
Mais ça va pas du tout les gars,
on avait dit des propos concrets pour nos concerts
c’est quoi ces images à la mort-moi-l-n’œuf, 
des paroles qui n’ont aucun rythme encore moins du logarithme 
n’est pas rien ou de l’algorithme
On avait dit que le refrain serait
« si tu t’imagines que quelqu’un m’a dit »

Avida Dollars : 
Je suis d’accord avec Rauque ma voisine
Il faut revoir nos chansons, notre crédo devrait être la Turbulence,
la turbulence qui permet d’enculbuter les nantis. 
A bas le respect ! A quoi ça sert l’amour ?   Marguerite ton avis ?

Marguerite des Crayons : 
Je suis pour une reprise de la Souche : « j’suis bidon »
J’suis qu’une meuf à rime,  Bourrée d’aspirine
And I just go with my friend parisien, un pseudo émir
J’suis bidon. J’suis bidon

Valentyne : 
Désolée pour ce contretemps, 
chers auditeurs laissons donc les Bidons Snobs 
peaufiner leur futur programme ! A vous les studios !!!
.
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Il y a 14 anaphrases et aussi 
les anagrammes des chanteurs du groupe 


dimanche 7 mai 2017

JEU 26 : Photo de classe




Elle me tendit une photo en noir et blanc, le sourire aux lèvres.
C'était une vieille photo de classe, des années cinquante ou soixante.

- J'ai fait un peu de rangement 
et j'ai retrouvé l'image de ce garnement
annonça-t-elle en pointant du doigt un garçon 
à la coiffure rebelle et au sourire canaille. 
Je me souviens que ce cher Olivier
portait souvent ce pull tricoté, 
avec un motif de voilier...
il l'aimait tant qu'il ne le quittait pas.
On était tous assez mal fagotés, à l'époque...
Et regarde, ici, celle qui a des nattes
et qui porte une blouse avec des abeilles,
c'est Isabelle
C'est drôle, non ?
Qui aurait pu imaginer
que cette petite fille pâlichonne à la migraine tenace
passerait ensuite devant Monsieur le maire
au bras d'un marié tanné au soleil,
qui n'aimait que la mer et les bateaux ?
Olivier et Isabelle, 
la princesse délicate et le fils de marin
qui ne parlait que le dialecte...
Incroyable !
Nous nous éprenons parfois de la personne
la plus différente de nous...
 C'est comme si l'on cherchait un équilibre.

- Oui, tu as raison...Mamie Marie
les raisons d'aimer sont bien étranges...
Un vrai mystère !
Et lui, là, le petit blond,
debout à tes côtés,
c'est qui ?

- C'est Damien, tu le verras peut-être demain, au village.
Il est installé aux Antilles
mais il revient chez nous aux grandes occasions...
Je l'aimais bien, il était malicieux...
Un vrai petit pirate qui ne manquait jamais une partie de rigolade.
Mais il a épousé une sainte-nitouche, qui boit de la tisane,
porte des souliers cirés et pique une crise de larmes à chaque incident.
Et puis elle est maigre, si maigre qu'on dirait un mirage.
Une deuxième union-mystère...en quelque sorte.
Ah, mon dieu, c'est bien loin tout ça...l'école...l'enfance...
les anciens camarades de classe...
je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça...
Allez, j'arrête de gaspiller ma salive...
et je vais t'aider à préparer ta valise pour dimanche !
 Avec le score que tu as fait au bac, 
tu les as bien méritées, tes vacances en Corse !
.
La Licorne
.

(je vous laisse chercher les 16 anaphrases du texte et leurs paires d'anagrammes)




mardi 2 mai 2017

JEU 26 : Clopin-clopant



Le pied bandé, il avait la veille eu la curieuse idée 
de shooter dans un gros galet d'orthose
Peinant à la marche, elle lui trouva pourtant du charme
Ainsi, lui certain de son aide et sans crainte
elle criante d'un sentiment naissant, 
ils firent un bout de chemin. 
Au bord de l'étang, brillant, 
comme ganté dans la verdure
il l'entreprit avec verdeur.
.
.


lundi 1 mai 2017

JEU 26: Anaphrases




Ce mois-ci, vous êtes invités à écrire un texte
qui comprendra au moins
cinq anaphrases.

Qu'est-ce que c'est une anaphrase ?
me direz-vous.
Eh bien, une anaphrase, c'est tout simplement 
une phrase qui contient plusieurs anagrammes ...(*)

Exemples :
Le catcheur charcute son adversaire.
En Chine, chaque chien a sa niche.
La religion inventa le concept de péché originel.
Selon son père Marcel, ça va la calmer
d'aller au carmel !

ou :
Méfiez-vous...
Filigrane vous infligera parfois
un défi compliqué... ;-)))

Enfin, pour vous assister dans cette tâche 
tout de même un peu délicate, 
je vous offre un petit outil très pratique : 
qui s'appelle un "générateur d'anagrammes"...

C'est formidable :
il suffit d'y rentrer un mot au hasard, et il vous donne
immédiatement toutes les anagrammes possibles.

Je viens juste de lui proposer "bancaire", 
il m'a répondu "carabine"...
Je lui ai confié "parisien", 
et il m'a proposé "aspirine"...
Pas mal, non ?
De quoi bien s'amuser.
Avec ça, vous n'avez plus d'excuses...

Allez, c'est parti !
J'attends vos "textes anaphrasés"
avec impatience...

Et si le texte est long,
les lecteurs pourront bien sûr
s'amuser à rechercher
les anagrammes dissimulées...

Envoi à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 mai 2017 minuit
.
La Licorne
.

(*) Précision :
Pour être pris en compte, les mots anagrammés
devront comporter au moins 5 lettres
.



vendredi 28 avril 2017

Poésie




La poésie est connaissance,
salut, pouvoir, abandon.
Opération capable de changer le monde, 
l’activité poétique est révolutionnaire par nature ;
exercice spirituel, 
elle est une méthode de libération intérieure.

La poésie révèle ce monde ; 
elle en crée un autre.
Et l’homme acquiert enfin la conscience 
d’être autre chose 
qu’un pur passage…
.
Octavio Paz
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dimanche 9 avril 2017

JEU 25 : Bateau ou papillon ?


"Le bateau" - Matisse (vers New-York ici)



Je voguai toutes ailes dehors, frêle esquisse
Caboter très peu pour moi, je suis cabochard
Direction la haute mer à travers le brouillard
Mon reflet de Klein Schmetterling(*), bleu Matisse

Les poissons me frôlaient coursant le  firmament
L'arc en ciel chantonnait avec les étoiles chromatiques
Bleu couleur chaude, j'évitai le glacial Arctique
Direction New York la belle et son fourmillement

La Liberté me rendit minuscule sous son fier regard
Haute dame en dentelle me saluant, vieux briscard
Moi penché sous le vent, elle droite comme la justice

Je fus tout tourneboulé de ces flots fantastiques
Tremblant tête à l'envers et drisses élastiques
Que la belle et son vert de gris ne me file la jaunisse


.
(*) Papillon bleu en allemand



vendredi 7 avril 2017

De l'irrespectitude...


Deuxième texte proposé
Pour l'Agenda ironique d'avril
chez Martine

 + placer dix mots (même hurluberlus)
avec un suffixe en -itude
.
 
Inspirée par la proposition d'écriture de Martine (voir ci-dessus),
je vous propose un texte directement tiré de l'actualité de cette semaine...:-)
Ils sont onze...mais ils ne jouent pas ensemble (enfin, pas tous...)
Vous voyez sûrement à quelle équipe je fais allusion...
 
Et pour commencer, une petite citation :

"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort
qu'ils ont raison..." 
.
.


Ils sont partis à onze...mais par le jeu des reports,
on sait déjà, de babord à tribord
qu'il n'y en aura qu'UN en arrivant au port...

Il y a le club des cinq, qui joue les matamores
et puis six moussaillons aux tout tout petits scores...
qu'on accepte sans doute... pour le décor... :-)
Chez les riches et consorts, 
On les trouvait, jusque-là... plutôt incolores...
et on les aurait laissés dans la soute sans remords !
Mais voilà qu'ils disent qu'ils ne sont pas d'accord...
qu'ils prennent le débat à bras-le-corps
Et jouent les picadors !!!




Sur le radeau de la Méduse en pleine décrépitude
Dans cet océan de lassitude
Ils grimpent sur la vigie, prennent de l'altitude ...
De l'hypocrisie ambiante ils montrent l'amplitude...
Et de nos commandants les folles turpitudes...
Des autres petits mousses ils évoquent l'inquiétude
Et la fatigue immense d'une vie de servitude...
Délaissant un instant toutes les habitudes,
Délaissant les cravates et les propos trop prudes,
Ils répondent aux pirates avec aplomb et promptitude
Et ramènent le sel d'un peu d'irrespectitude...

Est-ce d'une mutinerie les tout premiers préludes ?
Est-ce le réveil de toute une multitude
Qui s'était assoupie dans la consommitude ?
Faut-il une tempête de forte magnitude
Pour enfin nous sortir de la résignation, de l'hébétude ?
 
Certes, la traversée risque d'être longue et  rude...
Mais gardons tous le cap vers le soleil, le Sud...
Que cet épisode ne soit pas juste un interlude.
Que des possibles nous nous rappelions la vastitude....
 

Et peut-être qu'un jour, nous verrons le rivage
Et la fin bienheureuse d'un  très très long voyage
Vers un pays qui, oubliant la crise,
Retrouvera les couleurs de sa si belle devise...
.
La Licorne
.


mardi 4 avril 2017

JEU 25 : Le poisson et l'oiseau...




C'était un p'tit oiseau piaillard
Qui voletait allègrement
C'était un p'tit poisson bavard
A l'aise dans son élément

Les deux se croisèrent par hasard :
L'oiseau pour gober un moustique,
Se posa sur un nénuphar
Et vit un oeil énigmatique ...

Curieux, se penchant sur la mare,
Il entendit, non sans délice,
Le poisson parler aux canards,
Aux grenouilles et aux écrevisses.

D'un ton tourmenté et hagard
Il disait : "Pourquoi ces critiques ?
Je ne mange plus aucun têtard
Je ne fais pas de politique...

Alors pourquoi, nom d'un pétard,
Me fuyez-vous obstinément ?
Vous qui me tenez à l'écart
Je vous demande éclaircissement !"

Mais les autres sans crier gare
S'enfuirent dans un regard complice
Le laissant là à son cafard,
Rageant devant tant d'injustice...

Ne comprenant pas leur départ,
Lassé de toute cette dramatique...
Il alla quêter le regard
De l'oiseau à l'air sympathique

"Ange ailé, quel est ce cauchemar ?
Aaah... je trouve leur comportement
Vraiment de plus en plus bizarre,
De plus en plus fou et dément

Je veux découvrir sans retard
La raison de ce long supplice
Pourquoi cette mise au placard ?
Qu'ai-je donc fait qui les hérisse ?

C'est simple, lui dit l'oiseau, sans fard,
Ecoute-moi attentivement
Tu fais peur à tous ces fuyards
Ils tremblent tous assurément

Car tu n'es pas poisson standard...
Si tu leur es antipathique,
C'est à cause d'un détail bien rare,
D'un détail caractéristique...

Au printemps, lors d'une bagarre
Tu as perdu un appendice !
Reste là, petit zanzibar,
Je vais te chercher un indice...

Il s'envole au-dessus d' la mare
Il vole, il vole au firmament
Puis il revient, tout égrillard,
Avec un p'tit crochet charmant.

-Mais qu'est-ce que c'est ? Un canular ?
Un hameçon, un élastique ?
Où t'as pêché ce truc ringard ?
C'est quoi ce vieux bidule antique ?

- Ce vieux bidule, mon cher lascar,
C'est une lettre sans malice
Mais quand elle manque à ton costard 
C'est comme un puissant maléfice :

Un "S" en moins, ça met l'bazar
Et c'est partout l'affolement
Car ni grenouilles, ni canards  
Ne veulent mourir d'empoisonnement !
.
La Licorne
.

Morale de cette petite fable : 
Une seule lettre vous manque
...et tout est dépeuplé... :-)
.


lundi 3 avril 2017

Jeu 25 : Une histoire qui ne rime à rien

image proposée par Jacou

Quatre rimes, et puis c'est tout un art,
Sans artifice,
Ni feu de hasard.
Un jeu, et placer le tic,
Sans tac, évidemment,
Au risque d'être en retard.
Avez-vous déjà vu une horloge de gare,
Ses aiguilles qui glissent, qui glissent,
Printanières, à l'heure du changement.
Une horloge, ne craignez qu'elle s’endormisse,
Les lever-tôt, les coucher-tard.
Il lui suffit juste, nuitamment,
Superposer quatre sur trois, c'est tactique.
Pendant ce temps, dans votre plumard,
Le corps au repos, rêvant de délices,
Où donc passent ces minutes, élastiques?
Vous aurez beau, éperdument,
Les chercher, fouiller, fanatique,
Votre présent, votre passé, votre avenir, vainement,
Elles ont disparu, sans laisser traces, ni indices.
Mieux vaut, dans l'océan Atlantique,
Tenter de pêcher un poisson en pain d'épice.
.
.


dimanche 2 avril 2017

Une île, au loin...


Pour l'Agenda ironique d'avril
chez Martine

Thème : "Ëtes-vous prêts à appareiller ?..."
+ Placer dix mots avec un suffixe en -itude


Chers amis, 

Je m'embarque, avec bravitude, 
dans un texte qui déjà, je le sens, prend l'eau...
Mais tant pis, j'y vais, je me lance...
J'ai les pieds mouillés, le front trempé et je rame, je rame... 
Je donne, dans la solitude et l'incertitude, de grands coups de plume 
sur la mer encombrée de la création littéraire, 
et je me dis qu'un jour je l'atteindrai cette île lointaine, 
cette île dorée dont nous rêvons tous, au fond :
l'île de la Plénitude.

Vous savez, cette Plénitude bienheureuse qui vous envahit quand vous avez, 
par la grâce de je ne sais quel courant, miraculeusement terminé un texte, 
et que, le relisant, vous éprouvez une seconde de satisfaction...
une puissante seconde de gratitude pendant laquelle vous vous dites : 
Ah, ce n'est pas si mal ! Est-ce bien moi qui ai écrit cela ?

C'est une île inconnue, une île merveilleuse qui miroite à l'horizon...
au grand large...dans un scintillement trompeur...
un mirage dont vous ne connaissez 
ni la longitude  ni la latitude et qui vous nargue des jours durant...
Pour l'atteindre, il faut prendre son courage à deux mains :
franchir les récifs de l'habitude, 
ne pas s'attarder sur la mer d'huile de la platitude, 
ne pas se laisser dévier par le vent des similitudes...
Pointer l'étoile de la rectitude, tenir fermement la corde de ses aptitudes, 
et louvoyer au milieu de la foultitude de mots qui emportent, 
comme autant de sirènes aguichantes, loin de l'exactitude...

Je l'ai vu, cette île, je sais qu'elle existe...
et même si elle n'apparaît sur aucune carte, 
je sais bien qu'aucune vicissitude ne m'empêchera  de la rejoindre...
Aucune.

Alors, je m'embarque, une fois encore...avec bravitude...
Les pieds mouillés, le front trempé, je rame, je rame...
et je donne, dans la solitude et l'incertitude,
de grands coups de plume...:-)
.
La Licorne
.

P-S : Le Jeu 25 de Filigrane
est lancé, lui aussi...
C'est ICI
.


samedi 1 avril 2017

JEU 25 : Quatre rimes



Revenons,maintenant,
si le coeur vous en dit,
à un classique du blog :
 une création poétique avec 

Ce mois-ci, je suis sympa, je vous en offre 
généreusement quatre :

-art 
-isse 
-tique 
-ment

Aucune autre rime n'est autorisée. 
mais vous pouvez bien sûr utiliser 
des variantes orthographiques
(-ard, -are, -ice, -tic, -man...etc)

Et vous pouvez aussi,
si vous en avez envie,
n'en garder que deux...ou trois.

Le thème est entièrement libre...
avec, néanmoins, deux petites contraintes :
vous devrez évoquer, au moins une fois,
dans votre poème, le printemps...
et puis aussi  placer, (premier avril oblige),
le mot poisson.


Pour vous seconder,
ce petit dictionnaire de rimes
peut vous rendre quelques services..

Envoi comme d'habitude
à undeuxtrois4@orange.fr

Date limite :
 le 21 avril 2017
à minuit
.
Que le ciel vous inspire !

La Licorne
.


vendredi 31 mars 2017

Fameuses moustaches



Alangui et pensif, sur le divan
Incarnation parfaite de la bouche de Mae,
Qu'il aspirait tant à biscoter,
Salvador s'acagnardait.
Transporté par ce songe,
Où, céans, il se figurait contre-aimé de la dive,
Il troquerait sa bigotelle pour la bagatelle,
Peu lui chalait sa fameuse moustache,
Sans margouillis, il irait,
Vain détail, point n'était besoin de s'en emboucaner,
Sinon à l'encontre de la postérité,
Et ses adorateurs emberlucoter.
Enchifrené, il usa d'un carré de soie brodé,
Chiffres G et D enlacés.
Sitôt s'impressionnèrent images de ses muses,
Gala et Amanda,
Précieuses et femmes,
Pas du galimafrée,
Il était empressé à les retrouver,
Les célébrer.
Moustaches façonnées, hérissées,
Cornes de taureau,
Guidon de vélocipède,
Nanti de l'autre symbole,
Sa béquille fameuse,
Nul besoin d'argenteur,
Pour en faire la valeur,
Il se leva,
Musardant, génie farceur,
En son musée. 
.
.

mercredi 29 mars 2017

Mots désuets (suite)



Avant de passer à autre chose, 
je vous propose de terminer le jeu des mots désuets
par un petit défi supplémentaire...

Je vous l'avais annoncé : pour le jeu 24
les amis, vous avez échappé - de justesse -
 à une série de mots beaucoup plus rares...!!!

Alors, juste pour voir si vous auriez 
quand même été "à la hauteur",
je vous ai concocté une petite phrase "à l"ancienne"...
La voici...
Qui saura la traduire en français moderne ?

A potron-jacquet, outrenavré et tout empli d’une ire irrépressible, 
ne prêtant nulle attention aux avisements de la gent féminine 
qui tentait de l’ensuaver et de l'emboiser , 
il se dirigea d’un bon pas vers la sylve voisine, 
flamberge au côté, résolu à occire derechef le hâbleur 
qui, en pleine cacoigne,
 venait de le traiter de coprolithe et d'orchidoclaste...




Et , enfin, pour terminer, 
saurez-vous découvrir
 la définition des mots oubliés suivants ?

emberlucoter
s'emboucaner
bigotelle
enchifrené
argenteur
s'acagnarder
contre-aimer
galimafrée
margouillis
biscoter
.
La Licorne
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vendredi 24 mars 2017

Bravo !


Chers amis, les mots me manquent....
alors, laissez-moi vous le dire en images :


Bravo !

Bravo pour votre verve gouleyante...
pour votre imagination foisonnante
et pour vos textes mirifiques ! :-)
Mars fut prolifique...
Ce fut un plaisir de vous lire...

Je vous dis merci ...
et vous donne rendez-vous en avril...
pour de nouvelles aventures !

A bientôt !
.
La Licorne
.


mardi 21 mars 2017

JEU 24 : Elle le fustige...



Dès potron-minet elle le fustige, 
car elle subodore ce éternel chafouin 
d'avoir encore commis de mirifiques galéjades 
qui ne sont des plaisanteries que pour lui.
Elle s'approche subrepticement derrière son dos, 
tandis qu'il pratique ses ablutions devant le miroir. 
Amoureux de son image, il répète et braille d'une voix tonitruante 
ses chansons paillardes et ses habituelles calembredaines.
Alors elle surgit et fustige ce pleutre gougnafier 
de rodomontades féroces face auxquelles 
il ne peut présenter qu'un regard pusillanime.
- Ah, coquin ! Tu ne videras plus à présent ton escarcelle 
dans tous les estaminets, où tu passes le clair de ton temps 
à te goinfrer de gouleyantes ripailles. 
Et ne tente plus, paltoquet, de m'amadouer : 
Non, je ne suis pas une callipyge, ne t'en déplaise ! »
.
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